mercredi 25 janvier 2012

Post d'essai


Noam Chomsky ne veut pas parler de Daniel Everett. Il demande au journaliste d'entrer en contact avec son collègue David Pesetsky, du MIT, qui, avec l'américain Andrew Nevin et la brésilienne Cilen Rodriguez, réfute Everett dans l'article qui sort en septembre dans la revue "Language". Néanmoins, le plus grand intellectuel vivant ne se fait pas prier pour dire une chose ou une autre sur le disciple rebelle.
"Il est devenu un pur charlatan, bien qu'il avait l'habitude d'être un bon linguiste descriptif. C'est pour cela que, pour ce que j'en sais, tous les linguistes sérieux qui travaillent avec les langues brésiliennes l'ignorent.

Passeata dos je sias plus quoi

Selon Chomsky, même si le pirahã détient toutes les caractéristiques décrites par Everett, les implications pour la Grammaire Universelle seraient "zéro".
Everett s'attend à ce que les lecteurs ne comprennent pas la différence entre la GU dans son sens technique (la théorie de la composante génétique du langage humain) et dans le sens informel,c'est-à-dire ce qui concerne les propriétés communes à toutes les langues, dit-il.
Les locuteurs du pirahã ont les mêmes composants génétiques que nous, donc les enfants pirahãs tentent de contruire un langage normal. Supposons que le pirahã ne permette pas cela. Ce serait comme rencontrer une communauté qui rampe mais ne marche pas, de sorte que les enfants qui grandissent lá ramperaient probablement aussi.Les implications de cela pour la génétique humaine seraient nulles.